J5 : Orange River, Lüderitz et Aus

Orange River

 

Journée un peu folle : 9 heures de conduite et 644 kilomètres…

 

Aujourd’hui, encore beaucoup de paysages différents au programme. Certes, quasiment que des déserts mais aussi un vraie rivière qui coule, une ville néo-coloniale sur le déclin et des chevaux sauvages…

Nous sommes partis de bonne heure pour avaler nos premiers 200 kilomètres de gravel roads. Des paysages lunaires et désertiques pour commencer, un halo autour du soleil et rien d’autre si ce n’est un troupeau de zèbres qui nous accompagne le long de la route et des épaves de voitures. Le halo est très impressionnant, voir inquiétant.

Un...

Un…

Le halo !

Le halo !

Une épave sur le bord de la route

Une épave sur le bord de la route

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20121107_094632-Namibie

Vers l’Orange River

Un peu avant la bifurcation

Un peu avant la bifurcation

 

 

 

 

 

 

 

 

20121107_111255-Namibie

L’Orange River

 

Nous arrivons en vue de la rivière Orange. Comme pour le Fish River Canyon, c’est un contraste flagrant avec les centaines de kilomètres de déserts que nous venons de traverser. Aussi connu sous le nom de Garriep, c’est en fait un fleuve et il sert de frontière naturelle entre la Namibie et l’Afrique du Sud sur environ 500 kilomètres.

Nous voyons donc surgir devant nous le seul cours d’eau « en eau » que nous verrons en quinze jours de voyages en Namibie. Ses berges sont verdoyantes, on y pratique l’agriculture. Pour le longer, nous allons traverser un parc trans-frontalier, quatre-vingt kilomètres à plus ou moins suivre la rive du fleuve sans croiser d’autres véhicules. Au plus nous croiserons un aigle à l’affut, quelques gardiens de troupeaux de biquettes et des gardiens de mines.

A l’entrée du parc donc l’accès est gratuit, nous rencontrerons le gardien du parc qui nous extorquera gentiment cinq euros pour nous ouvrir la barrière…

20121107_104137-Namibie-2

Un aigle aux aguets

Mais ce sera aussi l’occasion d’avoir une discussion amicale avec lui sur la pluie, le beau temps, l’Europe et la santé de la famille. Il est important de prendre la temps de discuter avec les namibiens, de leur demander comment ils vont même si on ne se connait pas : c’est leur façon de se saluer.

C’est fou comme après seulement trois jours de déserts arides ou semi-arides, on peut s’extasier devant si peu de verdure !

 

 

La rivière Orange

La rivière Orange

Encore elle

Encore elle

Toujours elle

Toujours elle

 

 

 

 

 

 

 

 

En route pour Aus

En route pour Aus

 

Nous quittons le fleuve Orange pour remonter vers le Nord en direction de Rosh Pinah puis Aus, nous quittons le parc et croisons le poste frontière avec l’Afrique du Sud. C’est aussi l’occasion de retrouver un route goudronnée, la première depuis trois jours !

Nous allons commencer à longer la Sperrgebiet, zone diamantifère interdite d’environ 26000 km², en remontant la C13. Rosh Pinah s’avère être une ville dortoir pour les ouvriers de l’exploitation diamantifère. Le centre est impeccable, tiré au cordeau, en périphérie, les habituels Township ou s’entassent ceux qui vivent en marge de la mine.

Nous voilà partis sur une ligne droite sans fin où nous ne croisons que des camions de fret ou de minerais et des auto-stoppeurs à chaque intersection. Nous sommes lancés à 130 km/h pour en finir avec cette route sans intérêt. A l’ouest, la clôture et les interdictions de pénétrer, à gauche le désert de cailloux.

L’embranchement pour Aus s’annonce. Bien sûr, je le loupe, trop intéressé par le stock de traverses de chemin de fer de la gare… Aus qui passerait pour une hameau sur la carte est relativement importante : une vraie gare, des commerces et des stations essences. C’est un nœud de communication entre Lüderitz, Keetmanshoop et l’Afrique du Sud. C’est assez propret.

Notre lodge façon Rio Grande

Notre lodge façon Rio Grande

 

A quelques kilomètres de là, sur la route de Lüderitz, nous nous arrêtons au Klein Aus Vista, notre lodge façon motel mexicain, car les environs d’Aus ressemblent vraiment au Rio Grande façon « Chihuahua Pearl » (Blueblerry).

Nous posons nos bagages, nos six heures de routes ne nous ont pas suffit et nous repartons vers Lüderitz, ville dont nous sommes très curieux de faire la connaissance. Il n’y a que 125 kilomètres de route goudronnée à faire…

Attention au vent !

Attention au vent !

Attention, chacals...

Attention, chacals…

 

A l’aller, nous loupons les fameux chevaux sauvages mais croisons quelques chacals, des dunes qui tentent d’envahir la route sous la puissance du vent, quelques springboks, oryxs et autruches. Plus nous approchons de l’océan atlantique, plus le vent est fort et la conduite difficile. Le vent chaud du désert nous fait le coup du sèche-cheveux dès que nous sortons de la voiture.

La route de Lüderitz...

La route de Lüderitz…

Kolmanskoop

Kolmanskoop

A l'entrée de Kolmanskoop

A l’entrée de Kolmanskoop

Dix kilomètres avant Lüderitz, nous apercevons la ville fantôme de Kolmanskoop, ancien siège de la De Beers Consolidated Diamond Mines, abandonnée au désert depuis 1956. Ce semble lugubre à souhait. Nous ne pouvons pas la visiter car les visites ne se font que le matin et comme elle se situe dans la zone interdite…

L'église de Lüderitz

L’église de Lüderitz

Nous voici donc à Lüderitz, ancien comptoir allemand, fer de lance de leur présence coloniale en Namibie.

Le vent souffle sur cette ville surplombée par une église typique d’outre-Rhin et sur les maisons d’inspiration germanique. Les entrepôts abandonnés, le vieux complexe hôtelier défraichi, les maisons colorés, donnent une ambiance surannée à cette ville. La période coloniale est clairement derrière elle.

Nous faisons un petit tour en ville pour s’imprégner de cette étrange atmosphère, quelques courses pendant qu’un jeune garçon garde notre voiture pour quelques pièces. Le plein d’essence, une petite glace et nous voilà repartis, bien décidés à ne pas louper les chevaux sauvages d’Aus.

 

Charmantes maisons colorées...

Charmantes maisons colorées…

Un hôtel typique...

Un hôtel typique…

 

 

 

 

 

 

 

Bleu layette

Bleu layette

Un complexe hôtelier hors du temps

Un complexe hôtelier hors du temps

 

 

 

 

 

 

Agence de sécurité "armée"

Agence de sécurité « armée »

Encore un hôtel

Petite bicoque…

Encore une architecture typiquement namibienne...

Encore une architecture typiquement namibienne…

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route de Lüderitz

Sur la route de Lüderitz

 

Nous repartons donc pour Aus avec la ferme intention de ne pas louper nos chevaux sauvages. Pendant tout le trajet aller, nous nous sommes tordus le cou pour essayer de les voir au loin sur les bords de la route et n’avons rien vu… Nous bifurquons à la bonne pancarte et nous voilà sur une petite piste défoncée en direction de l’unique point d’eau (artificiel) du désert auxquels ces chevaux, qui se sont parfaitement adaptés au désert (températures variant de -5°C à 50°C), viennent s’abreuver. Une fois de plus, nous découvrons des animaux à l’état sauvage, vivant en « bande », chassant les indésirables du point d’eau. Ce sera sans doute une révélation pour nous durant ce voyage que de voir les animaux vivre naturellement, sans enclos, selon leur mode de vie sauvage. Nous sommes bien restés deux heures ce soir là pour les observer en cette fin de journée. Il n’y avait personne. Le long du chemin d’accès, vous verrez des troupeaux paitre et au loin des centaines de points noirs : Des centaines de chevaux sauvages visibles avec des jumelles.

Une harde se dirige vers le point d'eau

Une harde se dirige vers le point d’eau

 

Le point d'eau

Le point d’eau

Un solitaire

Un solitaire

Les hardes au loin

Les troupeaux au loin

 

 

 

 

 

 

 

Le long du chemin au coucher du soleil

Le long du chemin au coucher du soleil

Et pour finir, une petite photo du Far-west (Aus)

Et pour finir, une petite photo du Far-west (Aus)

 

 

 

 

 

 

 

Envie de partager ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *